Témoignages positifs

Vivre avec le VIH
ne devrait pas être un sujet tabou !

1e décembre 2021
Journée mondiale de lutte contre le sida

Vivre avac le VIH ne devrait pas être un tabou

Parlons de ma vie avec le VIH

Aujourd’hui en France, on peut bien vivre avec le VIH. Considéré comme une maladie chronique, on peut envisager avec le bon traitement, le bon suivi médical et la bonne hygiène de vie, chaque étape de sa vie, avec une certaine sérénité.

Ces témoignages positifs vont dans ce sens. Parler du VIH ne devrait pas être un tabou. Loin des clichés, des fausses informations, ceux qui vivent avec le VIH sont les meilleurs témoins pour le démontrer. Bien sûr ce n’est pas touoiurs un long fleuve tranquille de vivre avec, mais néammoins ce n’est pas un obstacle insurmontable pour mener à bien sa vie positive !

Premiers pas avec le VIH

« Ma vie a pris un virage à 180°. Je suis plus apaisé, moins dans l’urgence, je me suis même mis en couple, et nous envisageons de nous marier… Je n’ai plus besoin de sortir comme avant, j’ai un besoin de cocooning, de rentrer retrouver mon compagnon. »

Guillaumeviespositives.org

Témoignages de Ludovic et Fred

« La première chose que j’ai faite, c’est de parler. Je me suis dit que ça ne servait à rien de rester cloitré dans mon petit studio à me morfondre. J’ai commencé par me confier à des amis, dont certains en ont profité pour m’avouer leur séropositivité à ma grande surprise. Ensuite j’ai toqué à la porte d’associations comme Aides ou Les Séropotes et progressivement, je suis devenu militant chez Aides où je participe à des actions de dépistage. »

LudovicActions Traitements et viespositives.org

« Si je pouvais faire un voyage dans le temps, je reviendrais à cette terrible soirée du 11 décembre 2009 où le Fred d’alors était en train de pleurer dans son bain juste après l’annonce de sa séropositivité. Je lui prendrais la main et je lui dirais ceci : “Sèche tes larmes, mon grand. Ta vie va changer, c’est vrai, mais pas comme tu le redoutes tant.

Tu vas devenir plus fort. Tu auras plus d’empathie pour les autres. Tu vas subir certainement des rejets, mais tu vas transformer cette épreuve en quelque chose de constructif et combatif. “»

Fred – Actions Traitements et viespositives.org

Santé

« Mon premier rendez-vous en milieu hospitalier avec mon médecin a été fantastique… Elle a dédramatisé l’annonce. Au départ je venais avec ma liste de questions. Aujourd’hui il y un vrai échange de connaissances. »

Olivier –  Actions Traitements et viespositives.org

Témoignages de Sandrine, Lola et Alexandre

« Depuis 20 ans, je suis séropositive et cela fait dix ans que prends un traitement tous les jours. Je prends 2 comprimés tous les soirs. Je me porte très bien. Je n’ai aucune conséquence du fait d’avoir le virus. Il faut absolument prendre bien son traitement car c’est la garantie de bien vivre sa vie, de travailler, d’avoir des enfants. Ils sont efficaces, et ils n’ont pas d’effets contraignants.

Le fait que je prenne ce traitement me permet de ne pas transmettre le virus à mon compagnon. » 

Sandrine – Comité des familles

« J’ai découvert ma séropositivité lorsque j’étais enceinte. Au bout d’un mois j’étais indétectable et mon bébé est né en bonne santé. Pourtant, pendant longtemps, je n’acceptais pas le diagnostic, je me cachais avec mon enfant. Et puis un jour, j’ai rencontré un infirmier qui venait du Burkina Faso. Il m’a tendu un miroir et m’a dit ‘Vois-tu une femme malade ?’ Non, je ne voyais pas une femme malade, ça ne se voyait pas. Cela m’a redonné confiance en moi. Il m’a convaincue et beaucoup rassurée sur tous les plans. Ensuite, il m’appelait et m’encourageait.

Aujourd’hui, j’ai une belle vie, je travaille, j’ai rencontré un homme grâce au Comité des familles et nous avons un nouvel enfant. »

Lola – Comité des familles et viespositives.org)

« J’ai appris récemment que j’étais séropositif, en avril de cette année, explique Alexandre, à la suite d’une relation extra-conjugale avec une femme qui ne savait pas qu’elle était séropositive. L’infectiologue m’a tout de suite mis sous trithérapie parce que mes CD4 étaient descendus à 122 avec une charge virale à 1 million de copies du virus. Je prends depuis six mois un comprimé par jour, je ne ressens aucun effet secondaire, mes CD4 sont remontés et j’ai une charge virale indétectable. » Alexandre Actions Traitements

Bien être

vivre avec le VIH et faire de belles rencontres

« J’ai du mal à accepter les transformations de mon corps : le plus gros point, c’est de m’adapter à ses changements. Je surveille mon régime alimentaire, je soigne ma façon de m’habiller pour me mettre en valeur.

Il faut s’accepter… J’ai un appétit de vie, j’aime la vie !  »

Anne –  Actions Traitements

Témoignages d’Alexandre, Frederik et Léon

« Ce sont tous mes projets et mes passions qui m’ont tenu la tête hors de l’eau.

J’écris. J’en suis déjà à 150 pages, je parle des rapports que j’ai eu avec les psychiatres et les psychanalystes, dans quel contexte cette histoire m’est arrivée, comment j’ai réagi au début et la manière dont j’ai surmonté l’épreuve, sans avoir à en rougir, et comment la découverte de ma séropositivité a changé de façon bénéfique la manière dont j’appréhendais la vie. »

Alexandre – Actions Traitements

« Le VIH n’a pas été un hasard, déclare-t-il aujourd’hui plus heureux que jamais, il a été mon maître initiatique et je le considère comme quelqu’un qui serait venu m’enseigner la sagesse. Il y a trop de séropositifs qui usent beaucoup d’énergie à essayer de le rejeter, qui sont en conflit avec le virus car ils ne supportent pas l’idée d’avoir un corps étranger qui circule en eux. Mais derrière tout ça, c’est surtout une image de soi à reconstruire. »

FrederikActions Traitements et viespositives.org

« Ma première réaction lorsque mon médecin me l’a annoncé a été de dire « Je ne veux pas mourir ! » Heureusement elle a su trouver les mots bienveillants pour me rassurer sur ma prise en charge et les traitements qui existaient. »
J’ai commencé à sortir et faire de belles rencontres. J’ai fait, quasiment dès le début, mon “coming-out“ sérologique à la majorité d’entre eux et aucun ne m’a rejeté. Un ami me disait récemment : “Je n’ai pas peur de toi, tu es un ami et je suis touché de ta confiance de me le dire. “


Par mon engagement dans la culture pour la jeunesse notamment, je suis devenu vi(h)sible pour sensibiliser les jeunes en particulier sur les bons mots afin d’éviter des maux. C’est par la bienveillance que j’entends faire comprendre que le VIH n’est pas la fin de sa vie et qu’il y a tant de belles choses à vivre en amour et en amitié. Si j’avais un conseil à donner à une personne a qui un.e ami.e fait son «coming out sérologique», je lui dirais: n’ai pas peur de lui, n’ai pas peur de lui apporter de la bienveillance, n’ai pas peur de l’aimer car même si on ne guérit toujours pas du VIH, l’amour est une forme de guérison. Souris à la vie comme je souris à la vi(h)e. » LéonActions Traitements

Sexe et amour

« Il y a encore beaucoup trop de personnes qui craignent se mettre en couple avec des séropositifs. Je trouve cela tellement dommage de passer à côté du bonheur pour une simple question de statut viral… »

Damien –  Actions Traitements

Témoignages de Bernard et Andréa

« L’amour doit être au-dessus. Le VIH ne devrait pas tuer l’amour. Mes enfants me supportent dans la maladie. La discrimination a quand même baissé, mais elle existe toujours dans le monde du travail. Mais quand on se cache, la maladie pèse un peu plus. Or quand on a des personnes qui sont au courant, on est plus fort. »

Bernard – CRIPS

« Je vis avec le VIH depuis 7 ans maintenant je suis passé par la dépression, la colère, la honte, la joie également. Mais aujourd’hui je suis mariée et mère de 3 enfants avec un homme merveilleux qui est négatif et pour qui mon statut n’avait aucun impact dans notre relation. Aujourd’hui je lutte contre les stigmatisations liées au Vih en racontant mon quotidien de maman et de femme vivant avec le Vih. L’optimisme reprend souvent le dessus  comme 💪🏾 j’aime si bien le dire l’amour est plus fort que le VIH Sida. »

Andréa @joliespetiteschoses69

J’ai appris ma séropositivité deux mois après avoir rencontré celui qui deviendrait mon compagnon. J’ai reçu un coup de massue sur la tête. Je ne voulais pas y croire. Je pensais que ma vie s’arrêtait là. Selon moi, il n’y a pas de moment propice pour annoncer sa séropositivité. Mais il vaut peut-être mieux apprendre à connaître la personne avant. C’est un moment important, auquel on doit se préparer en envisageant toutes les éventualités. Il faut expliquer, informer et rassurer la personne sur la maladie. Passé cette étape, on se sent soulagé et la maladie peut même parfois renforcer les liens dans un couple.

Mon compagnon a compris qu’il s’était passé quelque chose et il a insisté pour savoir. J’ai fini par lui avouer ma maladie. Il a bien sûr été très choqué par cette annonce, mais pour lui il était hors
de question que l’on se sépare. Lorsque nous avons désiré avoir des enfants, nous avons consulté des médecins spécialistes pour connaître les différentes possibilités qui s’offraient à nous.
Aujourd’hui, nous sommes parents de deux enfants qui sont tous les deux séronégatifs
. ” Ariane –Actions traitements

Vous êtes une personne vivant avec le VIH, un proche aidant, un professionel de santé, une personne impliquée dans une association ?

La parole est à vous. Nous publierons vos témoignages sur les réseaux sociaux et sur le site viespositives.org 

Agissons ensemble !

Aujourd’hui, on peut bien vivre avec le VIH. C’est pour répondre à ce besoin que le collectif inter-associatif a conçu viespositives.org, en mettant en commun leurs ressources d’information et d’accompagnement.